SIRHA 2017

By 10 février 2017Blog

Voilà près de deux semaines que le Sirha, le Salon International de la Restauration, de l’Hôtellerie et de l’Agronomie est terminé. J’avais bien besoin de ça pour digérer cet intense moment. Tenter de vous résumer le Sirha en quelques paragraphes, c’est un peu comme d’essayer de faire cuire une tête de veau en 5 minutes. Il faut dire que le Sirha, ce sont 208 000 professionnels qui se rencontrent dont 25 000 chefs, 30 000 visiteurs internationaux, 3000 exposants et marques, pas moins de 21 concours  et 6000 démonstrations ! Ah, je vous avais dit que tout cela se passait en 5 jours ?

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Cette édition était un peu particulière pour moi car j’effectuais une mission pour une marque italienne historique bien connue dans le domaine professionnel de la pâtisserie : Bravo. Une belle opportunité qui m’a permis de mélanger travail et plaisir lors d’un salon tellement gigantesque qu’il est bien de s’y préparer. Dans l’esprit du Championnat du Monde de Pâté Croûte, voici quelques conseils pour préparer cet événement et passer un bon moment.

 

Le kit de survie du Sirha

 

  1. Avoir un badge

Cela paraît évident à certains, mais rappelons que le Sirha est un événement à destination des professionnels. Pas la peine d’emmener tatie Jacquie ou de fantasmer sur cette grand-messe si vous êtes un particulier car vous serez bien déçu. Vous allez me dire, « oui, c’est facile de dire ça quand on a un badge ». C’est vrai ! Mais plus sérieusement, il n’y a rien à acheter sur place, vous ne dégusterez pas cette viande basque d’exception qui vous fait saliver sans badge Restaurateur et globalement, vous serez très limité avec un badge visiteur.

  1. Avoir des personnes à voir et lister des rendez-vous

Le Sirha, c’est aussi un moment pour croiser les copains en dehors de leur contexte habituel. C’était très chouette de croiser les amis de Café Mokxa (hello Léa et Didier), les retrouvailles à l’improviste (coucou Guillaume, Audrey)… Il y a aussi de nombreuses démos. Le stand d’Omnivore faisait une belle place aux talents de notre région. Quel plaisir de voir Connie et Laurent du Kitchen Café ou encore Jean-Michel Carette et tant d’autres partager un extrait de leur approche de la cuisine. Mon seul regret : avoir manqué la démo de Sonia Ezgulian pour Garofalo, respectivement une belle personne et une marque que j’apprécie énormément. Dans les rencontres marquantes, au delà des chefs pâtissiers de notre stand dont je reparlerai plus tard, j’ai adoré serrer la main d’Alain Milliat, qui est tel que je l’imaginais. Non, je ne rêve pas de lui le soir, mais ses produits m’ont toujours plu et c’était un honneur de le rencontrer. Son stand étant juste à côté du showroom de Bravo, j’ai pu y retrouver Virginie qui documentait de son oeil singulier la présence de la marque sur le salon.

  1. Avoir une boussole et un plan

Eurexpo, c’est grand. C’est très grand même. La signalétique au sol reste un bon moyen de trouver un stand quand on sait où il est. Pour vous donner un exemple, le personnel d’accueil n’a même pas pu m’indiquer la scène Omnivore qui était juste derrière eux. Le premier matin, nous sommes arrivés par la porte Confluence, à l’opposé du Hall 6 où nous travaillions et même en courant quasiment en ligne droite et en jouant des coudes, il nous a fallu 12 minutes pour y arriver. Un score qui n’a fait que s’améliorer les jours suivants.

  1. Toujours avoir une bouteille d’eau et un encas de secours

Malgré le fait que vous soyez cerné par plus de bouffe que vous pourrez en engloutir pendant 10 vies de Glouton, vous finirez probablement par acheter un sandwich mou de l’une des brasseries douteuses d’Eurexpo. L’offre des ces « restaurants » fait probablement l’affaire si vous êtes là pour le salon de la tuyauterie de douche, mais lors du Sirha, c’est un peu comme être chez Passart et sortir une barquette de taboulé de son sac à main. C’est un comble je sais, mais au moins vous êtes prévenu.

bravo-sirha-13

bravo-sirha-19bravo-sirha-20Une fois la frénésie des premiers jours passée, j’ai pu me concentrer sur les bons moments et il y en a eu beaucoup. J’avoue que le fait d’avoir un badge VIP, une loge sur la Coupe du Monde de Pâtisserie, une flûte de champagne en fin de journée et côtoyer des stars aide un peu. En effet, Bravo est utilisé et plébiscité par Christophe Adam, Michalak, Jonathan Blot et toute une équipe de gens un tout petit peu moins médiatisés mais tout aussi incroyables : Luc Debove, Mathieu Blandin, Paco Torreblanca ou encore Karim Bourgi. Jonathan Blot et son équipe rock’n’roll assuraient un catering de luxe assez décalé sur le stand VIP, bien apprécié de Mercotte, Yann Couvreur ou encore Joseph Viola. Il a même fallut tirer des cordons de sécurité du stand quand Michalak et son épouse sont arrivés, une folie digne des marches de Cannes s’étant emparée de la foule. Heureusement, la température est redescendue quand une douche de champagne salvatrice envoyée par Jonathan Blot est venue arroser tout le monde, pour fêter la fin de journée sur une ambiance de victoire de formule 1.

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Le mardi, une belle parenthèse est venue ponctuer ma journée. Ce moment a pris la forme d’une invitation alléchante : déguster l’eau de Saint-Géron lors d’un atelier de cuisine avec le chef lyonnais Jérémy Galvan, d’ailleurs tout fraîchement étoilé. Ayant depuis un moment noté son adresse dans ma liste des endroits à découvrir, j’ai enfin pu déguster sa cuisine, sublimée par un moment en sa compagnie. Si la construction de ses plats peut sembler audacieuse sur le papier, le résultat en bouche est assez surprenant d’évidence. Je garderai un souvenir marquant de cette meringue herbacée venu sublimer une panna cotta de chèvre et de l’autre plat dégusté : une brioche brûlée, un dé de foie gras cuit au sel et son coulis de verveine. Une association surprenante et très à mon goût. Ce moment gourmand fut très agréablement accompagné de l’eau de Saint-Géron, réputée pour sa neutralité et la finesse de ses bulles délicates. Je tiens à remercier l’équipe qui a rendu ce moment possible.

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Photo de Philippe Mesa

Mon dernier jour de Sirha s’est conclu avec un déjeuner Nespresso grandiose dont je vous parlerai dans mon tout prochain article !

Crédits photo sauf mention @JBG

 

Author Antoine

Globe trotteur gastronome, mes nombreux voyages en Europe et aux Etats-Unis ont influencé ma cuisine et ma quête constante d'une qualité de vie qui met au centre la gourmandise. Je suis aussi le fondateur de Mingle, une agence de conseil en communication.

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Join the discussion 2 Comments

  • Cloporte dit :

    Hé hé merci pour la petite mention c’est chou 🙂 Je vois que niveau groupie j’ai trouvé mon maître. A très vite et encore bravo pour cet article et pour le boulot réalisé sur le Sirha. Je m’en vais de suite lire ton article sur le déjeuner Nespresso car j’avais adoré l’expérience il y a deux ans.

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